• Lettre 59 / Saintes Maries de la Mer...

    Saintes Maries de la Mer...

     

     

    Les tribulations d'un éveillé N°59

    Lumières,

    J'ai froid, j'ai faim et une grande lassitude pèse sur mes épaules...

    Je regarde les uns et les autres, tous et toutes sont tout autant fatigués...

    La mer a usé les regards, creusé des sillons dans les visages tourmentés...

    Mon regard se porte vers elle, elle ne semble pas être mieux que nous mais son regard brille d'une flamme étincelante, il est animé d'une foi inébranlable, maintenant je peux le dire et le reconnaître comme tel alors que maintes fois ma propre flamme a vacillé, j'ai douté en ma foi... Et à maintes reprises je me suis accroché à ses yeux si doux si aimants qui semblaient me comprendre si bien...

    Ma barbe me démange, mes mains entaillées souffrent du soleil. Le sel corrosif  les enflamme, mais le doute n'est plus permis car c'est bien la découpe d'un rivage que je vois droit devant nous... Je regarde cette femme fascinante, comment a-t-elle pu être toujours sûre du cap à tenir?.... Son visage sourit, me souris... Oh oui tu connais tout de nos doutes, de nos faiblesses et de nos peurs... En tes yeux je puis y lire cette absence de jugement... Tu me renvoie au regard de notre maitre Jésus, j'y retrouve cette même intensité, cette flamme pure qui ne juge jamais, même les pires trahisons...

     

     

     

    Mes yeux se portent sur la côte qui se dessine nettement maintenant, ce n'est pas une île j'en suis certain   , nous serions donc arrivés de l'autre côté de la mer Méditerranée?...

     

     

    J'entends rire doucement les enfants cela fait si longtemps que nous ne les avons plus entendu... Nous sortons tous de notre torpeur et ramons avec entrain, nous sommes comme portés par une puissante énergie, Dieu que cela est bon...

    Nous arrivons au soleil couchant et je commence à distinguer des silhouettes de pêcheurs sur cette plage, pas d'hommes en armes... Je me demande ce qu'ils doivent bien penser de notre équipage si misérable balloté par la mer...

    Un vent léger vient gonfler notre voile rudimentaire et c'est comme un souffle Divin qui vient soulager nos épaules endolories, meurtris à force de ramer depuis des jours et des nuits....

    Je ne puis m'empêcher de repenser au sort qu'a bien pu subir la deuxième embarcation alors que déjà en mer nous regardions, impuissants, les soldats pousser en riant, le frêle esquif avec les frères, les sœurs et leurs enfants... nos enfants... à la mer.

    Je m'en veux de mon impuissance à n'avoir pas pu les aider et je sais que longtemps encore ces images nourriront mes pires cauchemars...

     

     

     

    J'entends maintenant, les pêcheurs nous crier des encouragements et je vois un homme s'avancer seul dans l'eau une corde à la main alors que d'autres attendent pour héler notre embarcation sur la grève. Spontanément je saute dans l'eau pour aider de mon mieux. Mes mains écorchées se posent sur le bastingage, j'ai de l'eau à mi-corps je ressens un plaisir intense à sentir les graviers sous mes pieds. Mon regard ne quitte pas l'homme venu à notre rencontre et alors que les pêcheurs peuvent maintenant tirer notre barque sur la plage je m'écroule à moitié dans les bras de cet homme.

    Plus tard assis sur cette plage je regarde Marie Madeleine qui discute avec les femmes des pêcheurs venues en nombre voir ces curieux naufragés qui disent venir  de Jérusalem.

    Je sais que son chemin ne va pas s'arrêter là, mais pour ma part j'ai besoin de solitude pour réussir à me pardonner à moi-même mes faiblesses... Marie me comprendra, elle nous comprend toujours....

     Je respire profondément et me retourne vers la plage le petit groupe que nous formons semble avoir ressenti l'intensité de ce qui nous a été dévoilé, je souris regarde mon pantalon que les vagues viennent lécher... depuis les premiers instants de notre arrivée nous sommes portés par les synchronicités, c'est juste magnifique..

     

    Cette page d'histoire que j'ai comme revécu, appartient au passé car les temps ne sont plus à se lamenter d'une quelconque façon mais bien à se réjouir de cette lumière divine qui éclaire tous les coins et les recoins de nos vies afin qu'y fleurisse la joie spontanée de l'enfant que nous sommes tous et toutes...

    Gratitude à la vie, ainsi qu'à tous mes frères et sœurs qui croisent consciemment ou pas ma route...

    A bientôt,

     

    Philippe (Octavius-Octavia)

    Je remercie les énergies divines, mon âme et tous les guides qui bossent à plein temps dans l'amour inconditionnel...

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