• Billet 248

    Je me sens vidé, pas épuisé mais vidé de toute mémoire.
    Plus je pense élargir mon champ de compréhension du monde dans lequel je vis, moins je me souviens de tout ce que j’ai appris depuis les bancs de l’école.
    Il me reste pas mal d’automatismes pour donner le change à mon environnement.
    Je paye tous mes achats, règle mes factures, sans oublier de mettre de l’essence dans la voiture.
    Enfin cela peut prêter à sourire je le comprendrais, mais c’est aussi ma réalité, le monde ne change peut-être pas mais moi, et bien je dirais que je subis un changement.
    Je n’en suis aucunement la victime, une part de moi se sait être l’instigateur de ce changement, mais alors pourquoi ce sentiment de vide en moi ?
    Je crois comprendre qu’il y a une énorme différence entre le fait d’avoir accumulé du savoir dans plein de domaines afin d’avoir des réponses le moment venu et le choix de renoncer à y chercher la bonne réponse qu’exige la situation, mais se mettre à l’écoute de son environnement et simplement attendre la réponse ou pour le moins le signe qui fera que nos rouages cérébraux sauront sûrement élaborer la réponse juste.
    Il y a en moi comme un raz de marée qui me nourrit et comble mes attentes. De fait je n’ai pas véritablement d’attentes, je ressens plus comme un état de plénitude que je serais bien en peine de décrire. Mais je peux essayer cela, au travers d’images.
    Imaginez que vous puissiez faire apparaitre des papillons, juste comme cela, sans effort parce que vous y pensez simplement.
    Puis l’instant d’après vous voilà survolant des cimes enneigées sans en ressentir autre chose qu’un sentiment de joie intense.
    Vous faites pleinement partie prenante de ce paysage idyllique il n’y a aucune dissociation possible de votre être, vous pouvez être tour à tour ce vent glacial qui fouette les roches acérées des crêtes et l’instant suivant devenir ce simple flocon de neige léger et si éphémère.
    Ce raz de marée se positionne à côté de mon fonctionnement d’humain il ne l’occulte pas, lui laisse pleinement sa place c’est juste les limites de mon cerveau dans sa capacité à traduire ou retranscrire ce qui se passe qui fixe comme des limites au champ de mes expériences… Au champ des possibles…
    Philippe Octavius Pushan

    Billet 248

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